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31.03.2006
Démocratie, j'écris ton nom
Internet est le dernier recours de la liberté cotnre la dictature bolchevico médiatique qui bloque les facs, agresse les étudiants, et se sert d’un nécessraire débat sur une mesure mal foutue par des technocrates libéraux pour préparer le « grand soir ». L’information bloquée par les média complices des révolutionnaires, ressurgit, les initiatives se font connaître, etlibèrent progressivement les facultés, et la démocratie.
Une démocratie rouge vif
Impossible de ne pas entendre les sifflets des militants de l’unef qui servent à parquer les moutons qu’ils mènent aux manifestations. Le blog d’un ancien de ce syndicat parle de ses nombreuses impostures et publie, après le Monde et un site altergauchiste, de savoureux extraits du manuel du petit manipulateur d’Assemblée générale étudiante. "Pour aider le camarade qui tient la présidence, il faut absolument un ou deux cadres qui soient chargés de gérer la salle, faire intervenir les camarades […] dans notre sens, aller parler aux gauchistes ou droitiers pour les occuper et minimiser leur prise de parole » etc …. A l’université de Toulouse le Mirail on a vu 21 minutes pour le blocage cotnre 2 ! Les journalistes et les intervieweurs en ligne qui ont voulu enregistrer des des sons en AG se sont fait jeter, au grand scandale d’une star du web comme Loïc Le Meur.
Le blocus de l’information est rompu
Bloquée à la base par de nombreuses violences contre les étudiants qui voulaient travailler, l’information a été massivement occultée par la presse vendue … au public. 92% du temps de parole télévisé a été donné aux anti CPE/pro blocage, rien pour les sans parti, des miettes pour les anti blocage, et le plus souvent en les accusant d’être manipulés par l’UMP. Les chiffres viennent d’ « Arrêt sur Images » l’émission qui psychanalise le journalisme tous les dimanche matin. La semaine précédente l’émission renforçait la peur de la précarité mais le 26 mars il y avait un certain malaise sur le plateau et David Abiker faisait très justement remarquer au journaliste qui n’avait pas montré de pro-cpe qu’il aurait eu du mal à les trouver dans des facs bloquées. Télé Sorbonne explique bien qu’ils n’arrivent pas à les faire témoigner à visage découvert. Aucun journal ne parle réellement de ces facs ou la mobilisation est presque nulle, contrairement au témoignage de blogs locaux.
Le contournement de l’information est passé par Arrêt sur Images, l’UNI, les blog du conservateur, qui suit les paradoxes médiatiques et le Salon Beige qui donne plusieurs fois par jour les nouvelles des grandes crises du moment.
Du choc du réel
Un simple comparaison de chiffres « A Montpellier III, qui compte 20.000 étudiants, il y avait 600 personnes à l’assemblé générale qui a reconduit le blocage » permet à Yves Daoudal de dégonfler la mobilisation étudiante.
Une partie de la jeune génération empoisonnée de tous les préjugés d’un anticapitalisme moralisateur manifeste en pleine solidarité avec les casseurs (Y Daoudal). On le voit sur internet dans des photos de dégradations, de murs tagés de « mort à la démocratie » ou les vidéos sur le site Vox Galliae ou en lisant les proclamations archéomarxistes de « bellaciao.org ».
Contre la violence, la guerre des mots porte l’humour au cœur de l’ennemi. Hollande et un gros Julien Dray se retrouvent à vendre les cassoulet socialiste « anti CPE » sur une affiche détournée réalisée par Vox Galliae.
Au temps de la réflexion
Le témoignage prend de l’ampleur avec les émissions de radio en ligne du bafweb. Ce site qui a reçu Bernard Antony pendant deux heures, pouvait prendre le temps de la réflexion sur la crise du CPE avec le blogueur de http://stopblocage.over-blog.com/ et un militant de l’UNI sur une stratégie légaliste, l’utilité de l’apolitisme et le rôle de la peur des violences, y compris antisémites dans la faible mobilisation des anti bloqueurs. Une interview de ceux qui avaient dégagé les entrées de la fac de Toulouse montrant les limites du recours à la force et l’importance de la complicité des président d’université.
Sur une guerre des générations
Quand il s’agit de chercher les causes des manifestations, des quincagénaires subtils comme Philippe Val, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, expliquent que de la jeunesse est écrasée par les retraites et les loyers, abêtie par la télé et maintenue en état de dépendance au profit de la génération « mai 68 ». Il ne dit pas que les plus révoltés sont ceux qui se savent voués au chômage par des études inutiles et des pédagogies démagogiques. Il ne dit pas non plus pourquoi, d’après Eric Zemmour, dans le Figaro, « Les parents baby-boomers […] soutiennent leurs enfants. [ et ] leur donnent les mots de la révolte pour mieux la diriger encore. […] Comme si la référence obsessionnelle à Mai 68 servait fort opportunément à empêcher la révolte de la jeunesse contre le monde légué par les soixante-huitards ».
La résistance face aux gauchistes s’organise sur Internet
Il ne suffit pas d’informer, il faut agir. La jeunesse réelle, qui veut travailler a crée une multitude de blogs qui se sont rassemblés en six groupes au moins (source Vox Galliae), des dizaines de sous blogs, plus ou moins liés à des partis politiques, mais surtout animés par de nombreux commentaires d’étudiants d’origine modeste, qui manifestent leur rage devant les petits bourgeois gauchistes qui les empêchent de travailler ou viennent casser un centre d’apprentissage. Une note de sos facs bloquées contre la violence attire 256 commentaires, les insultes volent bas et le site attire 30 000 visiteurs par jour.
Stopblocage, fondé entre autres par une boursière fille de concierge, arrive a mobiliser Jean Robert Pitte, président de son université et organise devant les caméras de M6 une manifestation « flashmob » où des étudiants se laissent tomber en disant "l'étudiant se nourrit d'études; et sans études, l'étudiant meurt". La souplesse des blogs permet de mobiliser rapidement des étudiants bordelais pour imposer le vote à bulletins secrets, puis pour faire venir en AG la majorité silencieuse et obtenir le déblocage de la fac.
Bilan et perspectives
Dans un mouvement silencieux, des militants sont nés dans cette résistance qui ont été étonnament efficace : le nombre des facs bloquées est en forte diminution, les élections étudiantes ont été une cuisante défaite pour les bloqueurs et leurs complices de l’UNEF qui passent de 50 à 20% des élus étudiants, malgré 25 tentatives de vols d’urnes et perturbations diverses des élections en une journée.
Le pays réel n’arrive cependant pas à mobiliser des foules, et reste suspendu au courage chancelant de l’UMP. Le piège de l’apolitisme se referme sur les anti-bloqueurs, le monde médiatique exige qu’ils soient séparés hermétiquement de la droite de conviction, alors que la gauche travaille main dans la main avec les plus anti démocrates des gauchistes. L’animateur du site unef-véritas raconte comment il s’est « retrouvé parfois à tracter en revendiquant mon attache politique et d'autre fois en devant tenir un discour modéré d'étudiant indépendant de toute idéologie politique » Il a « détesté dire aux étudiants que je n'étais pas particullièrement de gauche... »
Certains, un ancien de l’UNEF par exemple, dans la deuxième spéciale bafweb sur le CPE, commencent à penser qu’ils ne trouveront d’aide qu’auprès de « la droite », du FN peut être, des sites d’information alternatifs, de l’UNI ou du MPF.
Les violences et le mépris que la gauche aura manifesté dans cette crise pour les intérêts et l’opinion des français auront au moins servi a ouvrir les yeux de beaucoup d’étudiants et a en faire des militants de la libre information capables d’agir par eux mêmes au service d’un bien commun.
Philippe Edmond
Texte en Format Word Cet article sera publié dans le prochain numéro de Reconquête
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Commentaires
excellent article. Heureusement que les blogs vont faire disparaitre les médias classiques.
Ecrit par : woland | 03.04.2006
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