24.04.2007

Le triomphe paradoxal de l'union des droites

Les progrès de Sarkozy par rapport à Chirac s'expliquent presque uniquement par l'apport des voix libérales de Madelin et de la moitié des voix de la droite nationale soit 10% du total.

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La carte de ses résultats montre qu'il est fort dans le bassin parisien, libéral et orléaniste depuis 1848 et qu'il progresse partout dans les régions Front National.
Sa stratégie a cherché à conjurer la malédiction de la droite française qui est de perdre les élections alors que la gauche est toujours restée minoritaire depuis 1958.
Il répond à la perte du peuple gaulliste devant le libéralisme giscardien et au « Sarkozy fait la guerre aux pauvres. » en disant que "la sécurité est avant tout au service des plus pauvres" et que "La nation, le pouvoir d’achat, le travail sont des valeurs qui vont bien au-delà du clivage droite-gauche".
Il cherche aussi à sortir du piège tendu par Mitterrand en 1983 en se réappropriant les mots de la droite "Beaucoup d’ouvriers, de gens de gauche, veulent qu’on leur parle de la nation. Je parle d’identité nationale parce que je pense que les gens ont besoin de repères." ... "en dénonçant l’héritage de 1968. Je dénonce le relativisme intellectuel, culturel, moral" ... "on ne peut pas ignorer les racines chrétiennes de l’Europe, ni celles de la France".
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Sarkozy a voulu sortir du piège du "monopole du coeur" et de l'épouvantail fasciste par un combat qui revendique l'analyse du communiste italien Gramsci : "le pouvoir se gagne par les idées". "Et la violence de la gauche à mon endroit vient du fait qu’elle a compris de quoi il s’agissait. "
Ses résultats électoraux montrent que, contrairement à la théorie de Giscard, la France ne se conquiert pas par le centre, mais par l'intégration de la droite patriotique et réaliste dans la majorité.
Pour que tout ceci ne soit pas que le dernier jouet d'un système à bout de souffle il faudrait que ces mots de droite soient suivis d'une politique d'alliances et de compromis réciproques. Il faudrait renoncer aux effets d'annonce . Il faudrait suivis de capitulations discrètes : régularisations massives et soumission au relativisme meurtrier de Gaylib ou de Simone Veil qui parle d'humanité et de mémoire sans faire un geste pour les femmes en détresse.
D'après un entretien de sarkozy avec le Figaro et les résultats des élections présidentielles précédentes Carte tirée du monde du 24 avril 2007

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