20.09.2006

Prier pour le Liban

Jeudi 21 septembre, devant Notre-Dame de Paris
A l'appel de Chrétienté-Solidarité, de l'AGRIF, de la Fraternité Saint-Pierre, de Reconquête-Jeunesse, d'Europa Gentes, des Jeunesses chrétiennes libanaises, de groupes coptes, chaldéens et arméniens, veillée de prière et de solidarité avec les chrétientés persécutées ou menacées des pays d'islam, sur le Parvis Jean-Paul II, devant Notre-Dame de Paris, jeudi 21 septembre à 19 h

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Réfléchir aux enjeux de la paix face à la violence en milieu musulman
Conférence du Père Mansour Labaky
Terre sainte l'impossible pardon?
Vendredi / 20 heures / Saint Séverin / Paris

11.05.2006

150 ans de charité

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L’œuvre d’Orient fête son anniversaire, fondée Augustin Cauchy, mathématicien fervent catholique au XIXe siècle, elle apporte encore son secours a tous les chrétiens orientaux.
Le patriarche des syriaques catholiques vient à la paroisse Saint Ephrem de Paris le dimanche 14 mai.
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Cela donne l’occasion d’une grande messe à 11 heures, d’une conférence historique, d’un repas et d’un tour de chants par la chorale des syriaques orthodoxes de Sarcelles. Pour en avoir un avant goût un enregistrement vidéo de cette messe sur cette note
Image David Roberts sur finerareprints

24.09.2005

La fille aînée de l’Eglise, l’Assyrie, continue à chanter ses hymnes pour son Dieu

Les descendants des premiers chrétiens du royaume d’Edesse, devenu chrétien juste avant l’Arménie et l’empire romain, vivent en Syrie, en Irak et en Turquie. Ils ont conservé la langue de Jésus, l’Araméen-syriaque, et des liturgies très anciennes. L’internet fait le lien entre les syriaques dispersés par la persécution musulmane et le génocide ; il permet aussi de conserver et de diffuser leur musique liturgique.

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Vous trouverez une première approche et des extraits divers sur syriacmusic.com/s ( il suffit s’inscrire en laissant son nom et son mail pour accéder à la musi que ) et sur syriac-resources.com/, dans le menu audio, vous trouverez des enregistrements complets de la messe et des hymnes avec ( Fr. Duraid Barbar ) ou sans accompagnement ( Bishop Michael Jameel ) 
Pour les parisiens vous pouvez assiter à la messe des syriaques catholiques, avec une traduction du texte en français sous les yeux, au 17 rue des Carmes, métro Maubert mutualité dans le 5e, tous les dimanches à 11 heures. 
Photo issue de Les derniers Araméens : Le peuple oublié de Jésus

 

 

02.09.2005

Couleurs café au Liban

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Le charme du désordre et de l’explosion, de l’anarchie moyen orientale : de la vie qui progresse graduellement pour finir par former une harmonie secrète.

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La beauté du Liban vient aussi d’un équilibre des couleurs qui n’est pas le même que le nôtre. Michel Pastoureau, qui est le grand historien et anthropologuue des goûts et des symboliques de la couleur, montre la domination du bleu, marial, protestant et industrieux chez les européens ( Bleu : Histoire d'une couleur de Michel Pastoureau ). Le Liban, lui aime le jaune très légèrement orangé ce qui explique sa présence sur le drapeau du « Hezbollah ».

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En occident, la mode privilégie les couleurs métisses, violet, orange, brun.

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alors que le Moyen-Age, et dans une certaine mesure le Liban, n’aime que les couleurs primaires, bleu, rouge, jaune et vert.

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Des lectures sur le sujet : Rayures : une histoire des rayures et des tissus rayés, Les couleurs de notre temps, Couleur, travail et société : Du Moyen Age à nos jours de Michel Pastoureau,

01.09.2005

Du passé faisons table rase au Liban ?

« C’est des barbares, ils ont 2500 ans de retard sur nous !  », c’est un syriaque qui parle des américains.

Au Liban, l’histoire est longue et le passé toujours présent. Des murs en ruine à Byblos, ils ont 3000 ans, un village s’appelle Deir el Ahmar, on raconte que son nom de « couvent rouge » vient d’un massacre qui y a eu lieu il y a 1700 ans.

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C’est peut être ce passé si présent qui explique ce goût de la destruction, cette confiance dans le neuf et le clinquant qui fait remplacer les vieux palais par des immeubles modernes.

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Le vestige et l’archéologie ne fabriquent pas des objets de musée dans une culture vivante. Il y a une église byzantine neuve dont les mosaïques datent de 1980 et à Baalbek un petit Ispahan dont le béton n’est pas encore sec. Les vestiges archéologiques tirés des ruines de Beyrouth seront déplacés et reconstitués dans des parcs disposés dans les jardins publics.

23.08.2005

Condoléances

Une fanfare joue l’hymne libanais dans la rue à la fin de l’après midi ? Elle apparaît en tête d’un cortège, les hommes d’abord en chemise blanche, les femmes tout en noir, puis un cercueil. La mort au Liban est communautaire.

 

En ville aussi, on pratique les condoléances, les proches d’un mort sont à l’église un jour donné, que le journal annonce. Ils reçoivent aussi chez eux. Dans le salon, des canapés, il y a plein de monde assis, parfois un vieillard en costume traditionnel, et surtout des hommes, les voisins, les amis et la famille entrent, serrent la main de tout le monde puis ressortent. A peine quelques conversations, parfois un des invités étreint le veuf en silence.

Si le prêtre doit voir un paroissien qui a quitté le village depuis longtemps, il lui suffit de demander aux gens du village qui habitent dans la rue son adresse. Le village se regroupe souvent dans une même rue, une même rue s’invite mutuellement pour les tristesses, mais aussi pour les joies. On peut compter sur plusieurs invitations par an à des mariages de voisins.

Le deuil comme le baptème finissent en un grand repas, les cérémonies du souvenir, quarante jours après la mort, ravivent la souffrance, mais permettent aussi de la dire …

 

Si la psychologie est encore un peu tabou au Liban, elle se soigne encore par d’autres voies. Pour les cas les plus difficiles, on peut aussi recourir aux prêtres ou aux saints. Au monastère de Saint Antoine de Qozbaia, on peut aller dans la grotte toucher les chaînes des fous que Saint Antoine a guéris.

 

08.08.2005

Dans l’orient compliqué …

Les murs du Liban étaient en campagne électorale. Chaque quartier affiche la couleur, les lampadaires de Baalbek Shiite sont vert ‘Amal et jaune Hezbollah tandis que les quartiers chrétiens de Beyrouth sont partagés entre le « No Vote » de Aoun et les Portraits du « Hakim » Geagea.

 « Trafic » Hariri est devenu un « président martyr » ce qui fait oublier son affairisme et sa manière de privilégier l’islam sunnite de ses commanditaires séoudiens. Le Liban dépend en grande partie de l’étranger. Les émirats fondamentalistes du golfe en font un lieu de détente, une porte commerciale, une place financière, mais aussi un terrain d’expansion du prestige de l’Islam.

                                                                   Samir Geagea

Les vendeurs de drateaux des Forces libanaises fleurissent dans une athmosphère de libération. Ceux qui avaient fui les combats sont parfois bien plus « résistants » que ceux qui ont témoigné de leur foi en restant au village, avec d’inévitables compromis avec l’occupant. L’époque est aux incertitudes et aux compromis, à l’espoir d’un renouveau et la crainte de nouveaux troubles, embargo syrien, fuite des touristes sunnites du golfe, soulèvement des soldats chiités de l’armée pour défendre le Hezbollah …

Le parti de Dieu semble devenir le parti régionaliste chiite, défenseur d’un liban multiconfessionnel plus que bras armé d’une révolution islamique mondiale. A l’ombre du temple de Baalbek, il affirme « by unit we built Lebanon » entre une église et une mosquée. Est ce que cela s’explique par les pressions américaines, la popularité du « Président Chirac » ( là bas il y ades gens qui l’aiment ) ou le fait chrétien et le jeu politique libanais et syrien … Dans l’orient compliqué il est difficile d’avoir des idées simples.

Fêtes

Le grand schtroumph est devenu écolo, il n’a pas la peau bleue, en fait ce n’est pas un personnage, c’est un restaurant et il ne vit pas au pays maudit, mais au Liban. La route vers la montagne de Beyrouth est pleine d’enseignes au néon et les clients oublient les mezzés devant la piscine, avec vue sur la baie et sous la protection de Marie, Notre Dame du Liban.

Les mêmes jeunes libanais se retrouvent au café de la rue Gouraud à Guémayzé. Des vieux typiques et des jeunes du pays viennent pour y manger des fallafels et du fattouche, fumer le narghilé et jouer au backgammon.

La soirée est bien avancée, deux musiciens arrivent. Les premières notes du Oud sont discrètes et abstraites, le rythme s’éveille, le dabké commence. Plusieurs personnes se lèvent un moment pour danser entre deux plats.